Un itinéraire simplifié réduit l’érosion jusqu’à 90%

La revue suédoise "Greppa Näringen" a récemment publié un article basé sur dix années de recherche en Suisse, affirmant que les différents types d'itinéraires simplifiés atténuent l'effet d'érosion par rapport à un itinéraire dit conventionnel. La recherche démontre qu'un itinéraire simplifié réduit le principe d'érosion jusqu'à 90%.Spirit
Différents types d'itinéraires simplifiés réduisent le principe d'érosion par rapport à une implantation de type conventionnelle.

L'étude s'est focalisée sur les effets des différentes méthodes d'implantation et travail du sol. Cette étude réalisée en Suisse dispersée sur plus de 200 champs a duré 10 ans. Les différents paramètres rencontrés sur la zone d'étude, plantes cultivées, typographies, précipitations sont similaires à ceux rencontrés dans certaines régions agricoles européennes. Les dégradations au niveau aquatiques sont dues principalement à l'effet d'érosion sur les parcelles balayant le phosphore sur la couche arable.

203 champs testés sur 10 ans

L'étude a été menée sur 203 champs répartis sur 52 fermes regroupant différents types de cultures, blé d'hiver, orge, maïs, betterave à sucre, orge d'hiver et pommes de terre. Les différents champs étudiés sont constitués d'un sol drainant avec un risque modéré d'érosion et d'une précipitation annuelle de 1 000 mm.

Afin d'affiner au mieux l'étude, celle-ci a été segmentée en 4 parties : Itinéraire conventionnel (labour avec passages de herses), itinéraire simplifié (sans labour), semis direct et méthode d'implantation différentes selon les années.

Moins de labour

Au cours des 10 ans de recherche, les agriculteurs par moitié ont évolué leur méthode d'implantation, d'une implantation dite traditionnelle avec labour laissant place de plus en plus à une méthode simplifiée. Cette évolution a permis de réduire l'effet d'érosion sur les parcelles. Pour les champs travaillés d'une façon traditionnelle avec labour, les pertes de sols estimées étaient de 1 240 kg/ha/an et de 70 à 120 kg pour des champs travaillés d'une façon simplifiée soit une réduction de l'ordre de 90%.

La plante cultivée joue un rôle très important sur l’effet de l’érosion pouvant varié d’une perte de sol de 70 kg/ha/an jusqu’à 3 000 kg/ha/an

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Deux à quatre tonnes "acceptable"

En moyenne, les pertes de sols étaient de 750 kg/ha/an équivalent à environ 1 m ³/an. Selon les directives officielles suisses, les pertes de sol de moins de 2-4 t/ha/an sont «acceptables». L'érosion des 203 parcelles variait au fil des années différemment laissant place à des différences de 50 à 500 t/ha/an. Il n'y avait pas de corrélation entre les précipitations annuelles et l'érosion. Au lieu de cela, la quantité de sol perdue a été déterminée selon le temps et l'intensité que pouvait durer les précipitations avec l'état du sol.

Original Swedish article at Greppa Näringen

Prasuhn, Volker 2012. On-farm effects of tillage and crops on soil erosion measured over 10 years in Switzerland. Soil and Tillage Research, vol. 120.